Institut de Beauté et Bien-Etre à Toulouse

Mais qui est votre esthéticienne ?

J’étais en train d’épiler les jambes d’une très jeune demoiselle, quand cette dernière m’a dit (de façon totalement innocente vu son âge) « mais vous avez fais des études pour faire ce métier ? »…

Si cette fois était sans préjugé, je me suis également dis que c’était une bonne occasion de vous faire un petit article sur mon parcours.

Car oui, même si cela semble difficilement concevable, j’ai fais des études « pour arracher des poils ».

C’est parti pour le 3615 MAVIE !

Gamine, je n’aurai mais vraiment jamais imaginé que je serai esthéticienne un jour.
Une fois passées les vocations qu’ont la plupart des enfants (maîtresse, docteur, vétérinaire ….) et que je me suis rendue compte que « Princesse » allait être assez difficile à obtenir, j’ai longtemps envisagé d’être médecin légiste (un peu glauque certes mais moi j’y vois le côté « recherches »).
Le seul hic de ce métier, des études à n’en plus finir, moi qui m’ennuyais ferme à l’école « classique » (et oui je n’ai jamais compris pourquoi on attachait tant d’importance à des choses telles que le théorème de Pythagore, dont je ne me suis servie qu’une fois dans ma vie, en archéologie il y a 2 ans, et je ne vous raconte pas la joie de vous servir d’un truc qu’on a apprit il y a 20 ans et qui ne resservira probablement pas, en tout cas pour moi, #momentdemotion !).

Du coup, il a fallu que je trouve ma voie, car il était hors de question pour moi (et pour mes profs) que je continue à m’ennuyer en cours traditionnels.
Qu’à cela ne tienne, j’avais été à un carrefour des métiers peu avant et j’avais trouvé ce qui me plaisait finalement, je serai préparatrice en pharmacie !
Me voici donc qui commence ma première année, du haut de mes 15 ans, en apprentissage dans une officine traditionnelle de la banlieue parisienne (et oui je sais je n’ai pas l’accent du sud, je suis parisienne mais que voulez-vous, personne n’est parfait 😉 !).
Ce fut 2 années difficiles mais extrêmement instructives car mon patron de l’époque m’a appris la rigueur, l’autonomie et qu’être salariée, ce n’est pas poser ses fesses en attendant que ça passe mais que dans un commerce il y a toujours quelque chose à faire.
A l’issue de ces 2 années, en 2001, j’ai obtenu mon diplôme mais également la révélation que vendre des suppos, ce n’était pas le métier qui me faisait vibrer (car la préparation n’existe quasiment plus aujourd’hui, voire est sous-traitée dans certaines pharmacies et moi c’est justement ce qui me plaisait).

Il a donc fallu trouver un plan B, et c’est au hasard d’un grossiste esthétique, en farfouillant dans les produits que je me suis dit « mais pourquoi pas esthéticienne ? ».
J’annonce donc à mes parents que je veux faire une école d’esthétique et entreprends les formalités pour commencer dès la rentrée.
Je débutes ma formation d’esthéticienne par un CAP adulte en 1 an (il n’est pas moins complet que celui en 2 années, juste exempt des matières générales que j’avais déjà validées avec mon précédent diplôme) à l’école privée Yves Rocher (oui oui les même que les cosmétiques).
Cette année fut très intense car il a fallu apprendre toutes les techniques de base, épilations toutes zones, soins des mains et des pieds avec pose de vernis, french et faux-ongles, maquillages tous styles, du plus discret au plus extravagant, les soins du visages « basiques » mais également toute la théorie qui s’y rapporte, de la législation, de l’anatomie poussée car il faut parfaitement connaître le « support » sur lequel on travail, de la peau aux muscles en passant par le système veineux, les types de peaux, comment les reconnaître et le straiter et, le gros morceau de mes études, la cosmétologie, c’est à dire l’étude des produits cosmétiques, tant par leur méthode de fabrication que leur composition, les différents actifs et leurs actions, leur législation ….
Au bout de cette année 2002, j’ai donc obtenu mon CAP d’esthétique-cosmétique, ce qui a fait de moi une « vraie » esthéticienne.

Mais cela me semblait bien léger et en plus moi, je voulais apprendre les soins du corps.
C’est donc naturellement que j’ai décidé de poursuivre mes études et de préparer un Brevet Professionnel en alternance.
Il était hors de question de rester dans la même école, d’autant plus que j’avais eu des échos sur de prestigieuses écoles, le genre qui fait bien sur un CV et qui facilite l’embauche, et je me suis donc mis en tête que j’allais réussir les entretiens de sélection et y entrerais moi aussi !
Je n’avais pas du tout le look (et je ne l’ai toujours pas), mais j’avais eu d’excellentes notes à mon examen et une motivation à toute épreuve qui m’ont permis de pouvoir m’inscrire à l’école Catherine Sertin, une des plus réputées de Paris.
J’ai donc commencé ma formations à l’école avec en parallèle mon apprentissage dans une chaîne d’épilation.

Au cours de ces 2 années, j’ai approfondie mes connaissances anatomiques et cosmétologiques et j’ai eu l’occasion de passer pas mal de diplômes de marque, Mary Cohr, Maria Galland, Gatineau, Ella Baché …, de faire une formation sur les parfums Guerlain, de renforcer ma technique de maquillage avec Make Up Forever tout en améliorant mon sens du commerce et ma technique sur mon lieu de travail.
J’ai également appris toute la partie « soin du corps » qui me tentait tant, avec les massages, les enveloppements et les appareils corps.
En 2004, j’ai passé mon BP, que j’ai obtenu, ainsi qu’un diplôme international, le CIDESCO, reconnu dans 35 pays.

Me voici donc fraîchement diplômée et dans le monde du travail.

Après différents essais plus ou moins, enfin surtout moins, fructueux et ayant impérativement besoin d’un boulot afin de régler mon loyer, j’ai décidé de postuler à nouveau dans une chaîne d’épilation (après 2 ans, je saturais du poil et je rêvais de soins du corps), endroit pas forcément de rêve mais qui embauche continuellement.
J’y suis donc entrée en tant qu’esthéticienne « de base » où mes temps étaient chronométrés, ce qui m’a appris à bosser vite et efficacement.
Devant ma rigueur, j’ai été promu co-responsable d’un institut après 6 mois d’ancienneté et 6 mois encore après, j’ai été nommé manager d’un institut que je gérai, avec esthéticiennes, apprenties et clientes odieuses.
J’y suis restée 1 an supplémentaire, jusqu’à ce que je sature de la politique de mon patron « gagner plus, donner moins » et des clientes affreuses (quand je dis affreuses c’est qui te frappe, qui t’attende le soir pour te menacer, bref des vraiment vilaines !).

J’ai ensuite eu la chance de travailler dans un hamman traditionnel marocain, où j’ai appris les soins à l’orientale (que vous retrouvez notamment dans la beauté des mains et des pieds) et dans un institut hautes technologies, où j’ai également été responsable et où j’ai appris les dernières innovations telles que l’épilation à la lumière pulsée, le Cellu M6 de LPG, le Magic Red …

Puis en 2008, j’ai décidé de quitter Paris avec mon compagnon, direction Toulouse !

Je me suis faîtes embauchée dans un institut-coiffeur du centre ville, qui m’a littéralement blasé de l’esthétique et à la fin de mon contrat j’ai été voir Pôle Emploi pour me reconvertir car pour moi ce n’était qu’un milieu d’opportunistes, souvent de simples investisseurs, qui n’ont que le mot argent à la bouche et oublient complètement que c’est un métier que l’on fait par passion !

C’est ainsi que j’ai décidé de monter mon propre institut, qui me ressemble et où je pourrai faire les choses à ma manière.
Après 6 mois de préparation de dossier, e.Sens.i.Elle est né en mai 2011.

Depuis, je me suis également beaucoup formé sur de nouvelles techniques, notamment en massage et en épilation, j’ai changer plusieurs fois de marque afin de trouver celle qui me correspondrait parfaitement et cette fois, je penses que c’est ma bonne.
J’ai une clientèle adorable, fidèle et présente et depuis 2011, c’est avec plaisir que je viens tous les jours exercer ma passion auprès de vous.

A toutes mes clientes, celles des premières heures et les plus récentes, celles qui viennent souvent et les occasionnelles, celles qui me connaisse et me soutienne, un grand merci du fond du coeur, c’est grâce à vous que je vis de ce que j’aime, vous êtes extraordinaires !

Et bien voilà, c’était mon parcours, j’ai essayé de faire court mais je ne sais pas faire et qu’on ne me redemande plus jamais si j’ai fais des études pour être « épileuse » !!!!!
Demain, je vous parlerai d’une des personnes qui me « boost » au quotidien, et oui c’est la semaine biographique 🙂

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